Ces « cow-boys » d'Amérique du Sud travaillent le bétail à cheval du Rio Grande del Sur (Brésil) à la Patagonie où la culture gaucho est encore très vivante.
Le gaucho fabrique très souvent lui-même son harnachement, appelé recado, essentiellement à partir de cuir tressé.
Coiffé d'un béret ou d'un chapeau de feutre noir, il porte une ceinture de tissu très large dans laquelle il glisse - dans son dos - son couteau, appelé facon, daga ou puñal selon sa taille.
Le gaucho ne se sépare jamais de son couteau qui lui sert à tailler le cuir, manger, et éventuellement se défendre.
Le lasso et les boleadoras complètent la panoplie, avec l'indispensable calebasse à maté ! Le Maté est une infusion consommée en Amérique du Sud. C'est une part très importante de la culture gaucho et il se boit selon un rituel traditionnel.
L'herbe est mise à infuser dans une sorte de calebasse, appelée aussi maté, et on boit par l'intermédiaire d'un petit chalumeau en métal appelé bombilla, équipé d'un filtre qui empêche l'herbe de remonter. Ce dispositif permettrait même de boire à cheval !
Le maté est toute une institution, un rituel presque solennel, qui réuni les gens de n'importe quel milieu, couleur... Le maté fait partie de la culture argentine. Il réunit les gens, fait passer de bons moments et a des propriétés intéressantes pour la santé.
C'est le nom du récipient ou se met la « Yerba mate », et c'est aussi le nom que l'on donne à la préparation.
On dit : « On prend le mate » comme on dit « On prend le thé »
Les Indiens Guarani du Paraguay le consomment depuis fort longtemps. Selon la légende Guarani, l'un de leurs dieux est descendu du ciel pour leur apporter leur religion, leur enseigner l’agriculture et leur révéler l’utilité de diverses plantes médicinales dont l’art de cueillir et de préparer le maté.
Bienfaits du yerba maté
Les Sud-américains prêtent au maté de nombreuses vertus dont : la détoxification du sang, la régulation de l’appétit, la facilitation de la digestion, l'augmentation de l’endurance, le renforcement du système immunitaire, la lutte contre les allergies, la clarification de l’esprit, la lutte contre la dépression, et bien d’autres.
Le maté a une action diurétique, stimulante et tonique.
Il contient entre autres une grande quantité d’anti-oxydants, de la xanthine, de la théophylline, de la théobromine, des oligo-éléments ainsi que de la caféine (mais nettement moins que dans le thé et le café).
Préparation du maté
On se sert d’une petite calebasse (« mati » en quechua) dans laquelle on place une sorte de paille (bombilla). On ajoute les feuilles de maté dans la calebasse, par-dessus la bombilla, puis on ajoute de l’eau à environ 70-80°C, ou un peu d’eau froide, puis de l’eau bouillante. Après 2-4 minutes, l’hôte boit la première infusion, qui est la plus amère, puis remplit à nouveau la calebasse d’eau chaude et la sert à ses convives. Chacun boit le contenu de la calebasse, puis la rend à l’hôte qui la remplit et la donne au convive suivant. Il est possible de faire de très nombreuses infusions successives.
L'origine exacte de la fête diverge selon les historiens.
La version la plus souvent retenue est celle qui remonte au moyen-âge quand les charpentiers à la fin de l'hiver brûlaient le support en bois qui servait à accrocher leur torche. Ils en profitaient aussi pour ajouter au bûcher toutes sortes de détritus de bois et tissus dont ils voulaient se débarrasser, formant ainsi. Au fil des ans, les supports seront recouverts de vieilles nippes inutilisables représentant ainsi peu à peu des personnages reconnaissables de l'entourage des charpentiers.
Petit à petit, les représentations vont devenir satiriques.
Ce n'est qu'au XVIIIème siècle que les charpentiers, pour célébrer la fête de leur saint patron Joseph, se mettent à imaginer et élaborer des fallas qui seront brûlées le 19 mars de chaque année.
A l'origine en bois, puis en roseaux, en papier mâché ou carton-pâte, les fallas sont devenues de gigantesques ensembles des matériaux composites autour d'une structure de bois qui permet l'emboitement. D'une hauteur moyenne de 20 à 30 mètres pour les grandes fallas, elles sont illustrées de plusieurs dizaines de figurines (ninots).
La compétition officielle entre participants commence véritablement en 1885, lorsqu'une revue locale, pour relancer la fête traditionnelle des Fallas, quelque peu abandonnée dans la tourmente des guerres carlistes et par l'action de censures successives, offre des prix pour récompenser les plus belles fallas. Ce fut un succès. Les Fallas reprenaient vie.
Les meilleurs charpentiers, menuisiers, ébénistes vont devenir peu à peu exclusivement des artistes falleros créant ainsi une spécialité à part entière, une école professionnelle et une véritable économie directement liée aux Fallas.
Les Fallas, c'est donc surtout et avant tout la liberté d'expression excluant toute censure, que ce soit politique, sociale, religieuse ou morale. La mairesse actuelle n'est jamais épargnée, souvent représentée dans des situations cocasses.
Quant aux figurines, elles sont souvent agrémentées de détails érotiques au grand amusement des visiteurs de tout âge.
Chaque année, les oeuvres sont de plus en plus impressionnantes de par leur nombre, leur originalité, leur taille et par conséquent leur coût et les visiteurs de tous pays de plus en plus nombreux.
Les Fallas 2009 en chiffres :
381 monuments fallas adultes et 381 fallas enfants
Valeur totale de toutes les fallas : 9.773.000 Euros
La falla 2009 la plus grande et la plus chère, c'est encore une fois celle de Nou Campanar (hauteur : 28 mètres, 120 figurines, valeur : 900.000 euros).
La paella est un plat à base de riz rond d'origine valencienne et qui tire son nom de la poêle qui sert à la cuisiner. La taille de la paella peut aller de 20 cm de diamètre, pour une personne, à 150 cm, pour deux cent cinquante personnes, voire exceptionnellement des paellas fabriquées sur mesure, d'un diamètre allant jusqu'à 20 m, pour de très grandes occasions.
Historique
Le plus connu des plats de la cuisine espagnole naquit, en effet, au XVIIIe siècle dans l'Horta de Valence, et c'est le riz de la lagune voisine de l'Albufera que les paysans de la région accommodèrent à leur manière.
Il existe aujourd'hui plusieurs recettes de paella, mais les Valenciens dénient à toute autre préparation que la leur le droit de s'appeler paella valenciana. Dans la paella orthodoxe, il ne saurait y avoir d'autres viandes que celles tirées des animaux de basse-cour: poulet, lapin et (ou) canard, que l'on fait dorer avec de l'huile d'olive. Il faut ensuite ajouter de la tomate râpée (ou de la purée de tomates), des ferradures (haricots verts), quelques garrofons (haricots de Lima, de très gros haricots blancs) et/ou tavelles (haricots frais en grain), certains ajoutent des baquetes (petits escargots des champs), des artichauts, et/ou un peu d'ail. C'est le moment de verser l'eau dans laquelle tout va bouillir jusqu'à cuisson des légumes, ainsi qu'une branche de romarin. Un peu de safran (en brins)
Du riz (rond, surtout de la variété appelée arroz bomba), enfin, qui doit cuire jusqu'à absorption de l'eau. La paella peut être servie avec du citron afin d'en presser le jus sur le plat, si on le souhaite. La coloration jaune du riz provient du safran (ou bien d'un colorant alimentaire à base de maïs).